Epatant, ce stage d’initiation à la mécanique MG, organisé par Jacky Lelièvre (merci à lui) avec comme ministres officiant Ludovic Renault et Jossua Dufour (merci à eux).

 

D’abord, ça se passait au lycée Camille Jenatzy, lycée consacré à la formation automobile qui porte le nom d’un industriel-pilote belge, ça commençait bien.

 

 

 

 

Surtout quand on sait que celui –ci a franchi le premier la barre des 100 km/heure le 8 avril 1899 à Achères au volant d’une voiture électrique (il n’avait donc rien compris au moteur à explosion) qui s’appelait « la jamais contente », surnom de madame Jenatzy.

 

Bref, nous voila 12 stagiaires, comme les douze apôtres (ou les 12 tribus d’Israël, vous avez le choix), en quête d’enseignement mécanique, certains venus, les pauvres avec leur propre véhicule.

Tous les matins, café frais (pur arabica), croissants et pains au chocolat : on sait vivre au MG club de France.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons commencé par le cycle décrit par Beau de Rochas.

 

A l’admission, tout allait encore bien. Dès la compression j’ai bien senti que certains avaient déjà du retard à l’ouverture de cette soupape d’admission, alors que l’inverse eut été souhaitable. Au moment de l’explosion, d’autres étaient encore en bascule et à l’échappement, certaines autres soupapes annonçaient un franc retard à la fermeture, mais ça, c’était plutôt bien.

 

Bon an mal an, nous avons tous fini par comprendre que la rotation d’un moteur tenait d’un miracle franchement anti-mécanique et que rien n’était dans l’ordre car il fallait mémoriser 1 3 4 2 pour que ça fonctionne. Surtout, si on n’avait pas intégré l’angle de balayage, il était illusoire de vouloir régler ses culbuteurs, pourtant la première étape nécessaire mais non suffisante pour un réglage de base.

Les choses ont commencé à se gâter quand on est passé à l’électricité.

 

Déjà il a fallu réviser la loi d’Ohm (ou l’apprendre). Le retard à l’allumage s’est fait croissant et qu’on n’aille pas me dire que tout le monde a parfaitement compris le fonctionnement d’une bobine et le rôle des rupteurs.

 

 

Je n’en veux pour preuve que les réponses aux questions posées par nos instructeurs concernant l’allumage de la lampe témoin dans le diagnostic des pannes d’allumage : deux réponses possibles ; égalité parfaite : 50% pour l’une et 50% pour l’autre. Donc la moitié s’est trompée et quand on sait qu’une partie de ceux qui ont donné la réponse exacte l’a fait strictement par hasard, on comprend la difficulté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La plupart s’est consolée en se disant que bof, de toutes façons, ils avaient un allumage électronique et que dès lors les subtilités de la mise à la masse des rupteurs, cela ne les concernaient pas vraiment. Les lâches ! (J’en fais partie).

 

En étudiant le circuit de refroidissement nous avons pu réduire la montée en température de nos cerveaux mais il fallait une pompe à eau efficace, montée sans pâte à joint car le thermosiphon n’aurait pas suffi.

 

Les carburateurs, c’était vraiment sympa. Comme est toujours sympa la possibilité de démonter pour le comprendre, un matériel qui ne vous appartient pas. On se sent tout de suite plus libre, plus hardi.

 

On a tous bien vu que certains schémas étaient faux et le niveau de cuve devait peu ou prou être sur la même horizontale que l’ouverture du gicleur, sinon pas question d’aspirer l’essence dans le venturi.

Et je garde une mention spéciale pour les travaux pratiques.

 

 

 

 

Elle était belle, cette MG B et son charmant propriétaire, confiant. Il était venu par la route, par ses propres moyens, tranquille.  Lui, il ne s’en était pas trop mal tiré quand après lui avoir démonté tout son allumeur il avait tout remis (par chance ?) dans l’ordre avec une bourrique démarrant à la première sollicitation. Quand le stagiaire suivant a répété la manipulation, c’est vrai que la voiture marchait nettement moins bien. Pas grave. Un des instructeurs allait bien nous réparer ça. Eh bien non. Un doigt d’allumage ne tourne pas dans n’importe quel sens. Re démontage ; Re assemblage ; et voila ! Pas du tout.

 

, la tension à la bobine montait pendant que le moral de notre charmant camarade stagiaire diminuait. Je voyais bien qu’il se demandait ce qu’il était venu faire dans cette galère. Repartirait-il sur un plateau ? Mais non ! Tout est bien qui finit bien dès lors qu’on a compris qu’il ne faut pas mettre trop d’huile dans l’axe du doigt de l’allumeur.

 

Ouf !

Nous nous sommes quittés, tous heureux d’avoir un peu démystifié le fonctionnement de nos (trop ?) chères anciennes.

 

Guy Samama

Photos : MG Club de France - Tous droits réservés

 

Console de débogage Joomla!

Session

Profil d'information

Occupation de la mémoire

Requêtes de base de données