A l’initiative d' André Pascaud, le MG Club de France s'est retrouvé ce samedi 15 septembre pour une visite exceptionnelle : celle de la carrosserie Lecoq à Bezons.

L’entreprise a été fondée en 1963 par André Lecoq. Elle s’est tout d’abord spécialisée dans la réparation de voitures en polyester, pour se tourner au début des années 1970 vers la restauration de voitures anciennes et l’entretien des voitures de luxe. Au fil des années, la carrosserie Lecoq s’est imposée comme une des plus grandes références en matière de qualité et assure parfaitement ce statut de leader national. En 2002, André Lecoq s’est retiré et a confié l’avenir de l’entreprise à Max Alunni.

Nous sommes très gentiment accueillis par Jean Luc Bois, directeur de la Carrosserie et Thomas, le fils de Max Alunni, autour d’un café et de viennoiseries ; nous partons ensuite pour la visite des ateliers, poste par poste : Carrosserie, peinture, sellerie, mécanique/moteurs, entretien. Tous les corps de métiers sont intégrés dans la structure ce qui permet d’y réaliser l’intégralité d’une restauration.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le grand hall sont alignées les voitures en cours : une Austin Healey 3000, une DS cabriolet Chapron, une Mercédès 300SL, une Porsche 911, une rare Asa, plusieurs Ferrari (275 GTB, 275 GTB nez long), un combi VW…Toutes sont entièrement démontées, décapées (à la coquille de noix pour ne pas abimer la tôlerie), avant de passer dans les mains expertes des tôliers formeurs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une des spécificités uniques de Lecoq est d’envoyer les coques terminées en traitement de cataphorèse, ce qui leur assure une protection anticorrosion inégalée, avant le travail de préparation/peinture. Là encore on est dans l’exceptionnel et le travail de peinture prend à lui seul de 1 à 1,5 mois…mais le résultat est là, nous avons pu le constater sur une Ferrari qui se trouvait dans le tunnel de finition.

Il faut environ 18 mois pour réaliser une restauration complète et 15 à 20 voitures sortent des ateliers Lecoq chaque année.

De par sa maitrise du travail de l’aluminium, Lecoq est aussi réparateur officiel de la marque Tesla, ainsi que Range Rover et Ferrari. Nous avons vu plusieurs Tesla en cours de réparation, et un peu plus loin, la partie révision/maintenance qui s’adresse à des véhicules haut de gamme. 

Un apéritif superbe autant qu’inattendu a clôturé la matinée, et nous avons remercié chaleureusement MMrs Bois et Alunni pour leur accueil, gentillesse et disponibilité. Un grand moment pour des – simples - amateurs comme nous !!

En début de matinée, Jean-Luc Bois a proposé de passer au décalaminage par hydrogène la MG la plus « encrassée » d'un adhérent du club. C'est ainsi que la MGB de Claude Enzer fut l'heureuse élu et il récupéra en fin de matinée une voiture qui a retrouvé une bonne partie de ses chevaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le déjeuner nous sommes partis sur la piste des impressionistes. En effet la promenade s'est effectuée depuis Cormeilles-en-Parisis, la ville ou est né Daguerre, l'inventeur du daguerréotype, jusqu'à Auvers/Oise. Nous avons longé la Seine et l'Oise qui ont été immortalisé par de nombreux peintres.

Un arrêt sur la place de l'église d'Herblay pour contempler une vue magnifique sur la Seine. Le curé était ravi de nous voir et nous a aimablement proposer de nous guider dans son église, malheureusement nous avions encore pas mal de route à faire et nous avons dû décliner son invitation.

Nous sommes passés par Conflans-Sainte-Honorine, capitale de la batellerie et là ou l'Oise se perd dans les méandres de la Seine, Andrésy avec ses magnifiques maisons bordant le fleuve, Chanteloup Les Vignes pour monter la côte ou a eu lieu la 1ere. course de côte au monde, Elle fut disputée en 1898 et 1899 sur une distance de 1782 mètres, sa rampe représentant un pourcentage de près de 10 % sur plus de 600 mètres et de près de 6 % sur les autres 1100 mètres, il s’agissait donc d’une côte très difficile. Nous avons continué notre rallye en passant par les différentes communes de l'agglomération de Cergy, puis Pontoise et enfin Auvers/Oise. Nous avons fait quelques pas dans les jardins du château et nous nous sommes quittés là.

Christian Lissot et André Pascaud