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COMPRENDRE POUR MIEUX PROFITER
Qui ne s'est jamais demandé pourquoi sa MG préférée affichait ce petit caractère bien britannique ? Je veux dire celui qui vous laisse au garage ou, pire, sur le bord de la route - toute comparaison avec la situation actuelle en Europe est purement fortuite -.
Pour répondre à ces questions qui peuvent facilement déborder le cadre de notre garage et s'immiscer gentiment dans les diners familiaux, nous étions 10 à avoir répondu présents à la sympathique invitation de l'infatigable Jacky Lelièvre. 
Au passage, une belle représentation de la diversité du MG Club de France avec des hommes comme des femmes, passionnés, propriétaires de MGA, MGB (GT et roadster) ou TF, venus d'Ile de France, d'ailleurs et même de...Suisse, comme quoi, le pouvoir d'une MGA est assez fort pour pousser Stéphanie sa propriétaire à quitter l'air frais des Alpes pour l'air disons moins frais de Paris ; tout comme celui de la MGB GT qui peut attirer une future maman à venir respirer cette bonne vieille odeur d'essence !
Face à nous, ou plutôt avec nous, "Ludo" et "Joss" professeurs au lycée professionnel Jenatzy, spécialisé dans la mécanique auto, qui ont en commun pédagogie, qualité d'écoute (et de réponse) ainsi qu'une grande disponibilité.
Un stage donc organisé autour du chiffre 4 comme 4 jours (juste assez), 4 temps (je ne vous fais pas un dessin), 4 cylindres (puisqu'il n'y avait ni MGC ni MGB GT V8) et...je n'ai pas trouvé d'autres références au chiffre 4 !
Voilà donc pour le décor.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour la mise en scène, nous avions chaque matin le petit accueil café / croissants / pains au chocolat (ou chocolatine pour nos amis du grand sud ouest) pris dans la classe - atelier et qui durait de plus en plus longtemps au fur et à mesure que les participants ont appris à se connaitre et à s'apprécier. S'en suivait une matinée studieuse de théorie avec supports papier mais aussi démonstrations en situations réelles voire même scénarisées avec l'excellent Ludo que rien n'arrête pour faire comprendre à ses élèves les subtilités du retard d'allumage ou d'un double carbu SU. Cette belle énergie associée à la forte concentration des stagiaires ont ainsi permis de démystifier pas mal de sujets. Vilebrequin, arbres à cames, culasses, soupapes, etc ... n'ont ainsi (presque) plus de secrets.
Restait alors à mettre tout cela en pratique dans l'après-midi et, là...gros stress. Bon, enfin, pas pour tout le monde car le niveau de "bricologie" était tout aussi représentatif de la diversité du club avec des écarts de niveaux très nets !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il a donc fallu mettre les mains dans le moteur et force est de constater que c'est bien sympathique, surtout lorsqu'on est bien entouré et que les conseils ou les suggestions fusent de tous les côtés. D'ailleurs, ils me manquent un peu maintenant que je suis seul dans mon parking... 
Bougies, allumage, carburation, tout y est passé sous les yeux experts de nos professeurs et des conseils avisés de Jacky et de Jean Paul Le Buzith qui, signalons-le au passage, a une histoire pour chaque auto et une anecdote pour chaque pièce. Incollable.
Notre stage s'est terminé par un BBQ organisé par l'école (ah, les merguez de Momo) et par un tour complet de chaque auto, y compris le dessous qui pour être le moins visible n'en est pas le moins important. 
Au final, un stage TRES enrichissant aussi bien pour l'acquisition de connaissances théoriques et surtout pratiques, que pour la découverte d'autres membres du club.
Impossible donc de terminer ce (long) "retour de garage" sans remercier très vivement et très sincèrement Jacky et Jean Paul pour leur gentillesse, leur accompagnement actif et pour ce bel esprit club.
Un dernier conseil : surveillez bien la date du prochain stage pour vous y inscrire au plus vite.
 
Michael Jousseaume