Avec Pierre-Charles, nous avons décidé de participer à ce prestigieux périple organisé par nos collègues italiens du MG Car Club. Pour nous, cela commence en Auvergne, Servant et La Sauvetat, pour rallier l'Émilie-Romagne, Gabicce del Mare.

Départ samedi 13 h à bord de la MGB de Pierre-Charles, direction Saint-Jean de Maurienne. Je prends le volant au départ, autoroute (!) et arrivée à l'hôtel en fin d'après-midi. Nous retrouvons Jean-Jacques, MGA, Philippe et Joël, MGB, et Claudine et Jean-René, MGB V8.

Très agréable soirée où je commence à faire connaissance avec le MG Club de France.

 

 

Départ le dimanche matin pour un itinéraire somptueux. Nous franchissons les Alpes au col du Mont Cenis pour rejoindre l'Italie. Grand soleil, photos indispensables au col sur fond de neige et de lac.


Midi pique-nique dans un endroit ombragé, en Italie. Philippe y retrouve déjà un ami d'ami, un "Angel" motorisé, sans doute sorti tout droit d'Easy Rider, les bras chargés de tatouages. Juste après nous perdons Claudine et Jean-René, que nous ne retrouverons qu'à l'étape du soir, Maranello.
La compagnie de passionnés d'auto impose une nuit à Maranello, le saint des saints Ferrari. Nous avons du mal à trouver le chemin de l'hôtel. Après de nombreux tours et détours, nous voici enfin dans la galaxie del Cavallino Rampante. Plus de 2 heures pour trouver l'hôtel, enfin 22h30, au lit. Ouf !

Lundi matin, visite du musée Ferrari, mais gros souci sur la MGB de Pierre-Charles, immobilisée. Philippe, notre Président, organise la riposte : dépanneur, plateau, atelier.

Pierre-Charles est accueilli par Daniel à bord de sa MG TD de 1953 pour rallier Gabicce. Jean-Jacques, qui m'a offert l'hospitalité à bord de sa MGA détecte une fuite sous son auto, et se lance dans le changement d'un joint de radiateur sur le parking du musée Ferrari ! L'étalage des nombreuses pièces de mécanique déposées est impressionnant. Va-t-on repartir ? Je contribue (un peu !) à cette remarquable réparation très pro en fournissant les ciseaux (à ongles) qui permettront à Jean-Jacques de découper le morceau de caoutchouc qui va servir de joint.

Claudine et moi sommes étonnées par le nombre de pilotes qui veulent conduire une Ferrari : 50 € les 10 minutes, la vidéo pour 20 € de plus. Le mythe est bien vivant !

Jean-Jacques en termine avec sa réparation, le radiateur est remonté, départ pour Gabicce. Oups ! Sur le trajet nous constatons que le problème de Jean-Jacques n'est sans doute pas réglé, et comme nous ne pouvons pas ralentir, ça va chauffer. Nous sommes soulagés d'arriver à Gabicce. Nous sommes logés dans un hôtel très sympathique, donnant sur l'Adriatique, même si certaines chambres ont la taille d'un placard.

Au dîner, les français se retrouvent autour d'une grande tablée, soit environ une vingtaine d'équipages, et tout le monde essaye de réconforter Pierre-Charles, très contrarié et très déçu de cette panne pour le moins inopportune. Nous espérons encore une réparation prochaine.

Ces différents incidents supposent que, pour continuer le rallye, nous soyons accueillis dans d'autres autos. Pierre-Charles restera avec Daniel, les 2 formant un bon équipage. Pour ma part je serai accueillie par Christian dans sa MGF.

Départ le lendemain matin, mardi, pour le lieu de concentration où nous attend Fabio, l'organisateur. Environ 200 autos venant des 4 coins de la terre forment un cortège extraordinaire. Un équipage vient même d'Australie, sans peine la destination la plus lointaine. La plus forte délégation vient des Pays-Bas, Le Royaume Uni est également très bien représenté. Des modèles anciens, parfois rares sont présents, comme une SA de 1937 venant de Heidelberg, en excellent état. Moins de 2000 exemplaires de ce modèle 6 cylindres furent produits juste avant la 2ème guerre mondiale. A bord d'une Magnette NB des années 34-36, certainement le plus jeune participant, 1 mois, dans son couffin ! D'autres merveilles rares sont également en lice, des Midget's Type J des années 32-34 avec et sans compresseur. Une Midget Type Q, 4 cylindres à compresseur, 8 (!) exemplaires produits en 1934, mais il semblerait que celle-là soit une réplique. Il faut aussi citer les très belles Série T, les MGA et MGB, venues en nombre, et aussi bien sûr quelques MG’eunettes.

Je suis émerveillée par tous ces véhicules superbes, pilotés par des passionnés. Chacun échange, compare, admire, … on ne parle que mécanique.

Notre escorte sera assurée par la Polizia Stradale, des carabinieri à moto et une mythique Lamborghini Gallardo (500 ch !). De quoi se sentir tout d'un coup très important !

Les instructions de Fabio sont simples : bien suivre la voiture qui vous précède, ne pas se laisser distancer. Adieu lignes blanches, feux rouges, stop, … l'allure est donnée. Nous sillonnons des routes magnifiques à travers la campagne et les forêts d'Émilie-Romagne. Le paysage est plutôt verdoyant et montagneux, tout le monde est enchanté de rouler sur ces routes, libérées des encombrements. Le retour à la réalité va être dur.

Le troisième jour, Jean-Jacques en a fini avec ses soucis de refroidissement sur sa MGA, il a reçu sa nouvelle pompe à eau, remonté le circuit, et il va enfin pouvoir piloter son auto.

De notre côté, mauvaise nouvelle, le diagnostic est sans appel, la MGB de Pierre-Charles a un très gros souci, définitif. Pas de chance. Il va falloir organiser le rapatriement sur plateau. Téléphone "animé" avec le garagiste français qui viendra s'en occuper.

La semaine se poursuit au même rythme, sur les petites routes autour d'Urbino, de Pesaro, de Fossombrone, dans ces paysages campagnards si variés. Nous sommes à chaque fois remarquablement accueillis par les Italiens, et nous dégustons cette délicieuse cuisine : coppa, lasagnes, pasta, jambon, …
Je découvre cet état d'esprit merveilleux du MG Club de France, l'humeur y est légère et joyeuse, les plaisanteries fusent. Ce qui permet à Pierre-Charles d'oublier (presque) ses mésaventures.

Samedi, soirée de gala, nombreuse assemblée de près de 600 personnes, du spectacle, des chansons, des échanges entre les clubs, et la remise des prix. Pierre-Charles en reçoit un, celui de l'auto qui a le moins roulé … !

Rendez-vous est pris pour la Belgique en 2011.

Déjà nous devons penser au retour. Philippe, Jean-Jacques, Claudine et Jean-René se proposent de nous reconduire, au prix d'un détour par l'Auvergne. Pierre-Charles et moi sommes très touchés et reconnaissants. Dimanche matin départ : "Arrivederci Catarina, Adriana, Isabella, …" et à tout le staff de l'hôtel. 12 heures de route nous attendent.

Merci et bravo aux Italiens pour leur organisation et leur gentillesse.

Mille mercis et un grand bravo à Fabio Filipello, le président du MGCC Italie, et à tous ceux qui nous ont aidés au cours de ce formidable rallye, dont je vais garder un excellent souvenir.

Que diriez vous de participer à la 9ème édition du « MG by the sea » en 2012 ?

 

 

Catherine Faure


Photos : Philippe Aubry, Jean-Jacques Dussart, André Pons

Voici également une galerie des photos prises durant le week end

Console de débogage Joomla!

Session

Profil d'information

Occupation de la mémoire

Requêtes de base de données